Le sommeil, notre allié santé!

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Si les besoins en durée de sommeil peuvent varier selon l’âge et, surtout, selon les individus, une chose est sûre: mal dormir ou pas assez finit toujours par affecter notre quotidien et, à terme, notre santé.

Un besoin vital

Si le sommeil nous évite d’être somnolents, c’est loin d’être sa seule fonction! «Il permet d’évacuer les déchets métaboliques qui s’accumulent naturellement dans notre système nerveux pendant l’éveil», explique le Dr Daniel Neu, somnologue et responsable du Laboratoire du sommeil du CHU Brugmann, à Bruxelles. «Dormir contribue également à la consolidation de la mémoire, permet le repos musculaire, refroidit le cerveau, diminue les tensions, nous aide à réguler nos émotions, etc.» Un besoin vital, en somme!   

L’impact du manque de sommeil

Tous les troubles du sommeil n’ont pas les mêmes conséquences. «La privation quantitative, c’est-à-dire le fait de ne pas dormir assez, entraîne de la somnolence pendant la journée; concrètement, nous peinons à rester éveillés», poursuit le Dr Neu. «Quant aux perturbations qualitatives – nous dormons assez d’heures, mais notre sommeil est de mauvaise qualité –, elles affectent d’abord les fonctions cérébrales supérieures. Nous pouvons être irritables, avoir du mal à nous concentrer, à être attentifs, à mémoriser, etc.»

À terme, les troubles du sommeil ont des conséquences sur la santé, qui varient selon le type de trouble. Exemples: les apnées du sommeil augmentent le risque cardiovasculaire, la privation chronique de sommeil peut affecter le métabolisme et favoriser la prise de poids, etc.

À chaque âge ses besoins

La croissance des enfants exige 11 à 12 heures de sommeil par nuit. Quant aux ados, ils ont encore besoin de dormir 9 ou 10 heures. Chez les adultes, les besoins varient d’un individu à l’autre: alors que moins de 4 heures dans les bras de Morphée peuvent suffire à un peu moins de 2% de la population, certains gros dormeurs ont toujours besoin de plus de 11 heures! Entre ces deux extrêmes, les besoins médians tournent autour de 7,5 heures par nuit. «Ce n’est que passé 30 ans, quand le développement neuronal est terminé que l’on peut évaluer nos besoins réels de sommeil», explique le Dr Neu. «Nombreux sont ceux qui sur- ou sous-estiment ces besoins. Pourtant, c’est simple: si nous ne sommes pas somnolents pendant la journée, c’est que nous avons assez dormi!»

Le nombre idéal d’heures de sommeil évolue peu au cours de l’âge adulte. «Par contre, comme le corps, le sommeil vieillit. À partir de 70 ans, l’aptitude à dormir en un bloc diminue et le sommeil est plus fragmenté. D’où un besoin plus fréquent chez les seniors de faire la sieste l’après-midi afin d’atteindre leur quota d’heures de sommeil.»  

La sieste idéale

  • Pourquoi une sieste? Pour effacer un coup de pompe ou récupérer un manque de sommeil.
  • Pour qui? Tous ceux et celles qui en éprouvent le besoin, à l’exception des insomniaques: les siestes (et les grasses matinées) leur sont déconseillées. Quant aux personnes qui souffrent d’apnée du sommeil, les siestes ne les aideront pas à être moins somnolentes en journée.
  • Quand? Entre midi et 15h30.
  • Combien de temps? Une demi-heure en tout, soit quelques minutes pour s’endormir et 20-25 minutes de sommeil réel. 

Avez-vous des troubles du sommeil ? Parlez-en avec votre médecin ou pharmacien. Il existe des solutions naturelles pour remédier à ces troubles et améliorer le sommeil.

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