Au secours, mon enfant est à bout!

Comment protéger les enfants du burn-out?

Exigences scolaires, pression parentale, emploi du temps de ministre…, les enfants et les ados seraient de plus en plus nombreux à craquer. Comment les protéger du burn-out?

Après avoir pointé le burn-out professionnel et parental, certains psys tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme: ce serait aujourd’hui au tour des enfants et des adolescents de faire les frais d’un épuisement physique, psychologique et émotionnel.

Une pression tout azimut

En cause? Des exigences scolaires avec des objectifs de performance exagérés, une course aux bonnes notes, un environnement social axé sur la compétition, des injonctions sociales et parentales de réussite… Bref, si le phénomène du stress a toujours existé chez les plus jeunes, la pression n’aurait jamais été aussi forte à peser sur leurs frêles épaules. «On leur demande d’être bons partout: à l’école, mais aussi dans leur sport ou leur activité artistique. Ils ont une pression dans tout ce qu’ils font et on leur demande d’en faire toujours plus», développe Nathalie Vancraeynest, coach scolaire et parental. Le problème? En voulant répondre à ces attentes, certains enfants – au caractère souvent perfectionniste – peuvent avoir l’impression que quoi qu’ils fassent, ce n’est jamais suffisant. Du stress sain et efficace, ils glissent alors doucement – le processus est long et progressif – vers un épuisement profond.

Attention aux signaux d’alerte

«Si certains professionnels de la santé n’hésitent pas à utiliser le mot burn-out, c’est parce que les symptômes observés chez ces enfants sont similaires à ceux qui affectent les adultes.» Grande fatigue, irritabilité, hypersensibilité (l’enfant est à fleur de peau, souvent au bord des larmes), perte de confiance en ses capacités, sentiment d’échec permanent, désinvestissement des activités, repli sur soi, décrochage voire phobie scolaire… «Le burn-out se manifeste également par des symptômes physiques tels que des troubles du sommeil, un système immunitaire affaibli, des maux de ventre ou de tête, des tensions musculaires, des troubles de la concentration…»

Comment l’aider à s’en sortir?

Il est évidemment important d’agir au plus tôt pour éviter que ces signes avant-coureurs ne mènent à un «craquage» total. Une prise en charge par le médecin traitant ou le pédiatre s’avère donc nécessaire. «Couper l’enfant de l’école et de ses activités pendant quelques jours pourra parfois suffire à le remettre d’aplomb», le temps de le laisser souffler, retrouver de la légèreté et de l’insouciance… Mais souvent, un suivi par un psychothérapeute ou un pédopsychiatre sera indispensable pour ne pas qu’il replonge après sa «convalescence».

2 conseils pour prévenir le burn-out

1. Évitez un trop-plein d’activités

Apprendre le tennis, le violon et la peinture, c’est bien… Mais il est aussi important de laisser du temps libre à votre enfant pour souffler, jouer, rêver, dessiner. Bref, n’hésitez pas à alléger son emploi du temps si besoin.

2. Laissez-le jouer pour jouer

Sous-entendu, proposez-lui également des jeux ou des activités dont vous n’attendez aucune forme de «rendement». Oui, jouer à la dînette ou avec l’épée de Dark Vador, c’est aussi éducatif!

Laisser un commentaire

Javascript doit être activé pour utiliser ce formulaire.